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Châteaudun par Brossier Charlot

Brossier, Louis Henri. – Ruines de Châteaudun 18 octobre 1870 : au bénéfice des incendies. 22 x 17,1 cm. Papier albuminé.

BROSSIER, Louis Henri (1818-1886), dit BROSSIER-CHARLOT

Louis Henri Brossier naît à Château-du-Loir (Sarthe) le 21 août 1818, Renée Charlot à Rouvray (Côte d’Or) le 10 janvier 1814. A leur mariage en 1842 à Châteaudun, Louis exerce la profession d’horloger. En 1843, à la naissance de leur fils, ils sont domiciliés place Royale[1], où il est toujours horloger. 1846 semble être la date de ses débuts dans la photographie comme le mentionne une publicité « Maison fondée en 1846 ». Toutefois, à cette date, il devrait subsister des daguerréotypes provenant de l’atelier, or à ce jour nul n’a été retrouvé. De 1847 à 1861, ils demeurent au 26, rue d’Orléans[2], et sa profession est Marchand de nouveautés[3]. En 1866, il est recensé au 18, rue Impériale[4] avec celle de photographe.

La production photographique de l’atelier est diversifiée: on connaît de Brossier des vues stéréoscopiques de la région, des émaux photographiques, des portraits au format carte de visite sur papier albuminé. Tous ses travaux connus sont issus de la technique du négatif au collodion humide sur plaque de verre.

Son travail est reconnu et récompensé d’une médaille d’argent lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1867, puis à l’exposition de Chartres en 1869, pour laquelle nous avons les détails suivants :

1er Groupe : Industrie appliquée aux arts libéraux, 3ème classe épreuves et appareils photographiques.

Médaille d'argent : pour Mr Brossier-Charlot, photographe à Châteaudun pour ses émaux photographiques, et pour le bon marché auquel il est parvenu à les livrer.

Le 28 octobre 1870, Louis Henri Brossier est nommé chevalier de la Légion d’Honneur par décret du gouvernement de la Défense Nationale et sur rapport du ministère de la guerre comme ayant vaillamment combattu le jour de la bataille de Châteaudun contre les Allemands. En effet notre photographe s’est engagé comme garde nationale dans la 1ère compagnie du bataillon de Châteaudun[5]. Cette distinction lui donne droit à une rente viagère annuelle de 250 francs.

En 1871, paraissent régulièrement dans la presse locale des annonces de vente de photographies au profit des incendiés de Châteaudun :

PHOTOGRAPHIES DES RUINES DE CHATEAUDUN / Se vendant au profit des incendiés. / 18 vues diverses. / Prix de chaque épreuve : Grand format, 3 fr. – Carte-album, 1 fr. – Stéréoscope, 75 c. – Petite carte, 50 c. / Dépôt chez M. BOURGINE, opticien, rue du Bois-Merrain, 28, à Chartres.

Or, ces photographies, en deux formats dont un en carte de visite, des Ruines de Châteaudun / 18 octobre 1870 / au bénéfice des incendiés sont, pour certaines, signées Brossier-Charlot / Phot. à Châteaudun[6].

En 1872, Brossier se fait éditer à Paris par E. Sénéchal, 8, rue de Meslay, pour des vues au format carte de visite et des vues stéréoscopiques.

Le 24 novembre 1874, l’acte de vente de l’atelier et de location de l’appartement du 18, rue Nationale par Louis Henri Brossier à Pierre *Gilbert, devant maître Renou, marque la fin de ses activités de photographe à Châteaudun, stipulant que la jouissance de la vente est rétroactive au 1er novembre, que le prix en est de 5000 francs et la location de 800 francs par semestre. Ce document fournit en outre l’inventaire complet de l’atelier et de son matériel à cette date :

1e la clientèle ou l’achalandage y attaché

2e l’agencement et les objets mobiliers servant à son exploitation et qui consistent en :

1e un objectif

2e pied de terrasse et chambre pour cet objectif

3e un autre objectif

4e un autre pour vues

5e chambre noire et pied de campagne pour ces objectifs

6e un objectif premier choix pour visites et cartes album

7e un pied de terrasse pour cet objectif

8e chambre noire pour le même objectif

9e deux objectifs quart

10e deux autres pour vues quart

11e deux autres pour vues seizième

12e une chambre noire jumelle

13e deux chambres noires avec douze châssis

14e six fonds avec châssis dont trois avec paysages

15e un fond de salon et deux unis

16e deux volets avec châssis

17e une chaise fumeuse avec chaise sculptée

18e balustrade et colonne

19e deux calorifères

20e deux chaises de jardin

21e une table de jardin

22e un tapis

23e un tapis verdure

24e un fourneau à fondre les émaux [biffé]

25e une presse à satiner

26e une table pour le fourneau [biffé]

27e placards, rayonnages et agencements des ateliers

28e une presse à bomber avec deux moules ovales

29e quarante châssis de reproduction

30e marchandises diverses

31e un divan faisant lit

32e deux paires de balances

33e cuvettes diverses et entonnoirs

34e bouteilles gutta-percha

35e trois pieds en fonte

36e agencements d’exposition

37e une glace

38e un bureau de fantaisie pour la pose

39e une boîte à glace réflecteur pour toucher les clichés

40e 2 clichés, glaces de toutes grandeurs

Ainsi que le tout se poursuit et comporte actuellement sans exception ni réserve.

Enfin, le 7 décembre 1880, l’acte notarié de vente de l’établissement photographique de M. Gilbert à M. *Houdet stipule que Louis Henri Brossier est propriétaire photographe, Chevalier de la Légion d’honneur, toujours propriétaire de l’appartement du 18, rue Nationale, qu’il loue à Pierre Gilbert.

Louis Henri Brossier s’établit alors comme photographe à Angers, au 108, rue de Paris, et le 21 juillet 1881 dépose un brevet d’invention pour un obturateur. C’est dans cette ville, au 25, rue du Four à Chaux, qu’il s’éteint le 29 novembre 1886.

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